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Les expressions populaires
traduisent parfaitement l’importance du mal de dos, dit «
mal du siècle». Presque tout le monde, un jour ou l’autre,
en souffre passagèrement. Mais pour certains (un peu plus de
5 %), le mal de dos risque de devenir invalidant, faute d’une
prise en charge adaptée.
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| - Pourquoi
a-t-on mal au dos ? |
Le mal de dos n’est
pas une maladie en soi mais un symptôme dont il faut rechercher
la cause. Les médecins parlent de lombalgie,
quand la douleur touche le bas du dos ou la région des lombaires
et de dorsalgie, pour des douleurs
situées au-dessus de la ceinture.
On a mal au dos quand un des éléments de la colonne vertébrale
s’abîme ; cela peut concerner directement les vertèbres
(fracture ou tassement), les disques, les ligaments ou les muscles.
Les anomalies de la courbure de la colonne vertébrale, comme
la scoliose, la cyphose ou la lordose, (voir le schéma) peuvent aussi être responsables de lombalgies.
Mais parfois, le mal de dos révèle une infection,
un rhumatisme inflammatoire ou encore une maladie affectant les viscères
(comme des calculs de la vésicule
biliaire) qui n’a rien à voir avec les vertèbres.
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| - Quand
on se fait un « tour de rein », est-il préférable
de rester couché ? |
Le
« tour de rein » ou lumbago survient généralement à la suite d’un faux
mouvement ou d’un effort important. On reste bloqué et
le moindre mouvement est très douloureux. Cette douleur est due
au déchirement d’un disque
intervertébral dans la région lombaire. Le lumbago
peut être très spectaculaire, vous plier en deux, mais
ce n’est pas grave. L’épisode dure une semaine environ
et s’atténue dès le troisième jour. Les étirements
ou le stretching sont conseillés.
Des antalgiques ou des anti-inflammatoires
adouciront la douleur le temps que le disque cicatrise. De récentes
études ont démontré que le fait de rester au lit
n’accélérait pas la guérison. Au contraire,
si les activités quotidiennes compatibles avec la douleur sont
maintenues, l’amélioration est plus rapide. Un repos de
deux jours pour les lumbagos sévères en raccourcit la
durée mais, au-delà, on a constaté un risque plus
élevé de chronicisation. (voir la structure du rachis "lombo-sacré")
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| - Quand est-il utile de faire une radiographie ? |
La
radiographie permet de bien voir les os mais pas les muscles, les nerfs
ou les vaisseaux qui peuvent être à l’origine du
mal de dos. Un disque abîmé sera toutefois mis en évidence
indirectement car on constatera un rapprochement inhabituel des deux
vertèbres entre lesquelles il s’interpose.
Certaines lombalgies très douloureuses, comme le lumbago, ne
se voient pas à la radiographie, surtout si la douleur est récente.
Par contre, les radiographies permettent de bien distinguer les lombalgies
en rapport avec un problème mécanique comme un pincement
discal, une hernie discale,
une arthrose... et d’écarter
certaines maladies plus sévères. (voir
le mécanisme d'une hernie discale)
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| - Quels
médicaments faut-il prendre ? |
De
nombreux médicaments peuvent soulager le mal de dos comme les
anti-douleurs, avec le paracétamol et l’aspirine en tête.
Les anti-inflammatoires, comme leur nom l’indique, diminuent l’inflammation
et de ce fait, soulagent la douleur. Ils sont utilisés sous forme
orale, injectable ou locale (gel ou pommade).
Les myorelaxants ou décontractants musculaires visent à
réduire la tension des muscles de la région douloureuse.
Pour les douleurs chroniques, certains médicaments antiépileptiques
ou antidépresseurs ont une action antalgique très intéressante. Des traitements non médicamenteux
(kinésithérapie, massage, appareillage, repos) peuvent
également être proposés en parallèle.
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Le fait d’être trop cambré favorise-t-il le mal de
dos ? |
Il
est normal d’être cambré (lordose) mais cette cambrure
peut être excessivement marquée : c’est ce qu’on
appelle une hyperlordose. Celle-ci
est le plus souvent constitutionnelle.
Le fait d’être très cambré n’est pas
grave à condition de s’imposer une gymnastique régulière
pour entretenir une bonne sangle musculaire au niveau du ventre. Si
les muscles abdominaux sont défaillants, on risque de souffrir
d’arthrose lombaire : cela se traduit par une
usure du cartilage et la formation de becs de perroquet sur les vertèbres. (consultez la rubrique "abdos")
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Peut-on prévenir le mal de dos ? |
Les
muscles jouent un rôle important dans le maintien de la colonne
vertébrale et la gymnastique peut fortifier le dos. La qualité
de la literie est aussi primordiale ; évitez les traversins qui
relèvent trop le cou et dormez sur le côté ou le
dos plutôt que sur le ventre, une position qui, à la longue,
déforme la colonne.
Pliez toujours les genoux pour soulever une charge en évitant
de vous pencher en avant. Si vous avez des activités
statiques qui vous obligent à rester de longues heures debout,
posez un pied sur un tabouret. Surveillez aussi votre poids car un excès
pondéral n’arrange jamais les choses ! (vérifiez votre "Indice de Masse Corporelle" et consultez la rubrique "rondeurs")
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Le mal de dos est-il héréditaire ? |
Le mal de dos n’est
pas une maladie héréditaire. Mais il n’est pas rare
de voir une famille dont plusieurs membres souffrent de lombalgie, simplement
parce que le mal de dos est quelque chose d’extrêmement
répandu.
Il semble cependant que certaines familles soient particulièrement
touchées ce qui pourrait signifier qu’il existe une fragilité
des disques intervertébraux d’origine génétique.

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