Acide lactique
C'est l'acide qui
apparaît dans la cellule lorsque, sous l'effet d'un travail musculaire
intense, l'oxygène vient à manquer (phase dite anaérobie
lactique). La cellule ayant du mal à travailler dans un milieu
acide, l'effort devient vite gênant et la contraction musculaire
peut même être bloquée. L'apport d'oxygène
en grande quantité permet de réduire cette acidité.
Cet acide s'élimine rapidement (environ 90 minutes après
un effort prolongé intense).
Il est en partie
responsable de la sensation douloureuse qui accompagne l'effort.
Le travail de
résistance consiste à habituer le système musculaire
à travailler en présence d'une concentration de plus en
plus forte d'acide lactique. C'est tout autant un travail physique qu'un
travail mental.
C'est pendant
la récupération que l'organisme élimine l'acide
lactique.
Son élimination
est d'autant plus rapide qu'une activité de faible intensité
est maintenue (récupération dite active).
Adenosine
triphosphate (ATP)
Acide organique dont la dégradation en adénosine diphosphate
libère une partie de l'énergie nécessaire au travail
des cellules musculaires.
La reconstitution
de l'ATP indispensable à la poursuite de l'activité, s'obtient
par adjonction d'une molécule de phosphore libérée
lors de la dégradation de la créatine phosphate en réserve
dans le muscle. (+
d'infos)
Aérobie
Se dit d'un processus organique qui se déroule en présence
d'oxygène libre.
Dans les processus aérobies, l'oxygène se combine à
l'hydrogène des molécules organiques contenues dans les
aliments et oxydées dans les cellules vivantes pour donner de
l'eau.
Cette synthèse
d'eau libère une quantité d'énergie dont une partie
se transforme en chaleur, tandis que l'autre s'accumule dans la matière
vivante. La quantité maximale d'énergie libérée
lors de ces processus est fonction de la capacité aérobie
du sujet.
Anaérobie
alactique
La puissance maximale d’un effort peut être
poursuivie sur une très courte durée (de 7 à 20/25
secondes) : c’est l'anaérobie alactique, qui ne produit
pas de déchet et consiste en la dégradation de la phospho-créatine
présente en très petite quantité dans le muscle
... L'ARME DES SPRINTERS! Le processus anaérobie alactique permet
donc de fournir des exercices intenses de courtes durées.
Il semble actuellement bien admis que l'ATP et la CP constituent les
sources énergétiques principales de ce type d'exercice.
Sa capacité dépend du total des réserves du phosphagène
(ATP-CP).
Sa puissance serait atteinte à partir de 2" à 3"
et pourrait être maintenue jusqu'à la 7e et 8e seconde.
Son endurance est généralement appréciée
par l'étude de la décroissance de sa puissance, par des
épreuves dont la durée est prolongée jusqu'à
15" à 20". Cette durée est d'autant plus courte
que l'intensité de l'épreuve est plus élevée.
De plus, le métabolisme anaérobie étant sollicité
durant cette période d'une manière de plus en plus prépondérante,
il est très difficile d'évaluer la part exacte qui revient
à chacune de ces deux 1er sources énergétiques.
La capacité totale des réserves énergétiques
anaérobies alactiques est très faible et dépend
pour beaucoup du % de fibres à contraction rapide d'un muscle
et de son niveau d'entraînement.
Aérobie
lactique
Au delà de la consommation maximale d’oxygène
( VO2MAX ) , l’intensité de l’exercice
peut augmenter en faisant appel au processus de l'anaérobie lactique,
qui est la dégradation du glycogène musculaire en acide lactique et dont l’accumulation au niveau
des tissus en perturbe l'activité. Au fur et à mesure
de la durée de l'effort, cette accumulation d'acide lactique
finit par stopper l'exercice.
Amplitude
Écart, distance entre les points extrême
d'un arc, d'une courbe.
Antéversion
Inclinaison vers l'avant d'un organe (inverse
de Rétroversion).
Anaérobie
Se dit d'un processus organique qui se déroule en l'absence d'air
ou d'oxygène libre. Dans les processus anaérobies, l'énergie
est fournie :
- soit par dégradation de l'adénosine triphosphate (ATP)
et de la créatine phosphate
- soit par dégradation des glucides en acide lactique.
Arraché
Mouvement olympique d'haltérophilie consistant
à élever à deux bras à partir du sol une
barre en un seul temps au-dessus de la tête et à la maintenir
dans cette position (voir Jeté)
Automatisme
L'automatisme se caractérise par la fidélité à
reproduire le geste acquis, quels que soient les facteurs de perturbation
extérieure.
Bench-press (de l'anglais bench, « banc »)
Développé-couché.
Capacité
aérobie
Quantité maximale d'oxygène qu'un sujet est capable de
prélever dans l'air inspiré et d'acheminer vers ses tissus.
La capacité aérobie s'exprime soit en l/mn (volume d'oxygène
par unité de temps), soit en ml/kg/mn (volume d'oxygène
par unité de poids corporel et par unité de temps).
Capacité
anaérobie
Dette maximale d'oxygène qu'un sujet est capable de contracter
au cours d'un travail anaérobie.
La capacité anaérobie s'exprime en volume d'oxygène
par unité de temps et par unité de poids corporel (1/mn/kg).
Capacité
de travail physique à 170 pulsations (CTP 170)
Capacité de travail physique d'un sujet à la fréquence
cardiaque de 170 pulsations par minute.
La fréquence de 170 pulsations/minute (au-delà de laquelle
la part des processus anaérobies commence en général
à devenir supérieure à celle des processus aérobies)
est considérée comme la fréquence optimale d'activité
cardiaque de l'homme bien portant lors de l'exécution d'un travail
physique.
La puissance
de travail musculaire est directement proportionnelle à la fréquence
des pulsations cardiaques.
Charge
de travail
Quantité de travail imposée à l'organisme dans
le cadre de la rééducation. La charge peut s'exprimer
:
- soit en unités de travail (kgm ou watts)
- soit en fonction de paramètres physiologiques directement liés
à l'exécution du travail (fréquence cardiaque,
débit ventilatoire, consommation d'oxygène, etc.)
La charge a pour effet d'augmenter la capacité de travail. Pour
lui conserver sa valeur de progression il est indispensable d'en accroître
régulièrement le volume ou l'intensité afin de
prévenir le phénomène d'accoutumance.
Charge
optimale
Charge de travail adaptée à
l'effet recherché à un moment déterminé
du programme de rééducation.
La charge optimale
est la quantité de travail suffisante pour dépasser le
seuil de l'accoutumance et améliorer le niveau de performance
du sujet sans risque de surmenage.
Coéfficient
de rigidité
Indice d'allongement d'une structure en relation avec la contrainte
(module de Young)
Consommation
maximale d'oxygène( VO2 MAX.)
Quantité maximale d'oxygène qu'un sujet est capable de
prélever dans l'air ambiant lors d'un travail aérobie
d'intensité croissante. La consommation maximale d'oxygène
est une caractéristique fondamentale de la capacité de
travail physique de l'individu. Elle peut être améliorée
par l'entraînement mais dans une mesure relativement faible et
seulement jusqu'à l'âge de 20 ou 25 ans. Passé cet
âge, le VO2 max décroît plus ou moins vite, selon
que le sujet se maintient ou non en condition physique. La consommation
maximale d'oxygène peut s'évaluer :
- soit directement à l'aide d'épreuves dites maximales
- soit indirectement, à l'aide d'épreuves submaximales
La notion de consommation maximale d'oxygène, que nous devons
au suédois Astrand, constitue un des éléments les
plus importants de la recherche appliquée aux effets de l'entraînement.
Contractilité
musculaire
Aptitude du muscle à réagir aux influx nerveux par la
contraction de ses fibres.
Contraction
musculaire
Phase de l'activité musculaire au cours de laquelle s'effectue,
par l'action de l'actine sur la myosine le rapprochement des extrémités
du muscle.
La contraction
musculaire est déclenchée par voie nerveuse. Elle est
suivie d'une phase de relâchement.
La contraction
musculaire est un processus très complexe qui se joue au niveau
d'une multitude de fibres musculaires. Ces fibres sont composées
de filaments qui glissent les uns sous les autres grâce à
l'énergie libérée par une molécule appelée
A.T.P. (Adénosine triphosphate).
Cette substance
est stockée dans le muscle, mais en petite quantité.
Au cours de l'effort, elle est constamment renouvelée de trois
manières différentes :
- Phase qu'on
pourrait appeler 'd'urgence'
L'organisme est capable de mobiliser en un temps très court une
grande quantité d'énergie pour faire face à une
situation inhabituelle de courte durée.
C'est le processus
'anaérobie alactique', c'est-à-dire en l'absence d'oxygène
(anaérobie) et sans production finale d'acide lactique (alactique).
Le muscle utilise sa réserve d' A.T.P. puis, lorsqu'elle est
épuisée (ce qui se produit en une ou deux secondes), transforme
sa réserve de créatine phosphate en A.T.P.
- Phase opératoire
Si l'effort se poursuit (au-delà de 30 secondes), l'organisme
change de mode de création d'A.T.P. Sa capacité de fournir
une grande quantité d'effort est moindre, mais elle est plus
durable (jusqu'à 3 minutes). C'est la phase la plus pénible
et la plus douloureuse physiquement, à cause de présence
d'acide lactique dans le muscle. C'est le processus 'anaérobie
lactique'. Le muscle utilise ses réserves de glucose, mais si
l'oxygène est trop rare, apparaît de l'acide lactique qui
limite au bout d'un temps plus ou moins long la contraction musculaire.
- Phase de soutien
Au-delà de trois minutes, si l'effort se poursuit, l'organisme
change encore de mode de transformation de l'A.T.P. La quantité
d'effort que le muscle peut fournir est encore plus réduite,
mais elle permet un effort prolongé. Cette troisième phase
va jusqu'à la fin de l'effort, sa quantité décroissant
progressivement. C'est le processus 'aérobie'.Le muscle produit
de l'A.T.P. en transformant des glucides et des lipides (et en plus
petite quantité, des protides). Ces substances sont stockées
dans le muscle et dans tout l'organisme. Mais ces substances, pour être
transformées, demandent une grande quantité d'oxygène.
Le travail de
vitesse joue sur la première phase : dégager le maximum
d'énergie dans un temps très bref. Le travail de résistance
joue sur la seconde phase : habituer l'organisme à fonctionner
avec une grande concentration d'acide lactique. Le travail d'endurance
joue sur la troisième phase : permettre à l'organisme
d'effectuer un effort soutenu pendant un temps de plus en plus long.
A l'intérieur
d'un même muscle se trouvent des fibres à contraction lente
(aérobie) et d'autres à contraction rapide (anaérobie).
Selon la nature de l'effort demandé, l'organisme s'appuie sur
les premières ou les secondes (ce qui permet la reconstitution
des réserves d'A.T.P. des fibres inactives).
D'où l'importance
d'alterner les types d'exercices (intenses et rapides, moins intenses
et prolongés).
Contraction
concentrique
La concraction est dite concentrique quand le mouvement est fait par le muscle acteur de ce mouvement: il
y a rapprochement des insertions musculaires.
Contraction
excentrique
La contraction est dite excentrique quand
le mouvement est freiné par les muscles opposés à
ce mouvement; il y a éloignement des insertions musculaires.
Contraction
isotonique
Dans la contraction isotonique, le muscle effectue un travail mécanique.
Il se contracte en déplaçant le point d'application de
sa force.
C'est la forme
de travail musculaire la plus courante. Elle rend compte de tout ce
qui est mouvement dit moteur, impliquant un déplacement de pièces
squelettiques (marche, course, vol, respiration, déplacement
de charge, mastication, etc.).
Dans la plupart
des cas, la force développée dans ce système est
amplifiée par un système de levier organisé à
partir d'éléments squelettiques.
Contraction
isométrique ou statique
Dans la contraction isométrique, le muscle ne fournit aucun travail
extérieur.
Il se contracte
entre deux points fixes, modifiant ainsi la tension développée
entre ces deux points. Ce type de contraction intervient essentiellement
dans le maintien d'une posture contre les forces de gravité et
en général dans tous les 'mouvements' dits résistants.
Dans ce cadre,
le tonus musculaire varie pour contrebalancer des effets gravitationnels
plus ou moins importants (blocage des extenseurs pour maintenir les
jambes tendues, blocage des fléchisseurs des bras en descendant
le long d'une corde, etc.).
Crunch (de l'anglais, écraser, broyer »)
Terme désignant un exercice spécifique
sollicitant les muscles abdominaux.
Dips (de l'anglais, « pencher, s'abaisser, descendre... »)
Répulsion aux barres parallèles.
Donkey
calf raise (mot à mot : « âne, mol-let,
soulever »)
Dans le jargon des spécialistes, exercice
de musculation spécifique aux mollets rappelant dans sa forme
la répartition de la charge placée sur un âne.
Effort
Le corps humain s'organise autour de ce qu'il considère comme
une activité physique normale, compte tenu des habitudes de l'individu,
de ses intérêts et des situations courantes de sa vie.
Mais il est programmé
pour faire face à une activité anormale, à fournir
un effort particulier, en cas de besoin.
On peut distinguer deux types d'effort :
1 - l'effort
intense, brutal et momentané.
2 - l'effort intense progressif et régulier.
Avant l'effort,
deux processus sont mis en oeuvre :
- L'échauffement, processus mécanique, qui met en branle
un certain nombre de mécanismes destinés à permettre
à l'organisme de faire face à un travail intense;
- La concentration, processus mental, qui permet à l'être
tout en entier de s'organiser selon une configuration exceptionnelle,
'anormale'.
L'effort est
toujours associé à une sensation de souffrance, de stress.
Il nécessite une grande mobilisation physique et psychologique.
Il est source de progrès sportif ou intellectuel. Il constitue
un acte volontaire, que les individus accomplissent (selon leur tempérament)
soit spontanément, soit sous la contrainte de leur entourage
(ou des événements), soit à la suite d'encouragements.
Elasticité
musculaire
Propriété d'une structure ou d'un tissu de revenir à
sa longueur de repos initial lorsque la force qui l'allongeait a cessée.
En rhéologie,
l'élasticité est dite pure lorsque l'allongement est proportionnel
à la contrainte.
Le muscle comprend
fonctionnellement des éléments contractiles (générateur
de force) et des éléments non contractiles qui ont des
propriétés élastiques. On distingue les éléments
élastiques parallèles aux fibres charnues comme les aponévroses
et les gaines conjonctives des fibres musculaires et des éléments
élastiques séries comprenant les tendons, les jonctions
myotendineuses et les structures d'attache.
Cette élasticité
n'est pas parfaite et correspond davantage à une visco-élasticité
avec phénomène d'hystérésis, ou retour à
la longueur d'origine avec retard. Elle participe grandement au démarrage
des mouvements balistiques.
Endurance
L'endurance est l'aptitude à réaliser pendant une période
prolongée un effort de faible ou moyenne intensité.
L'endurance psychique
se définit comme étant la capacité du sportif,
à supporter une excitation qui retarde l'arrêt de l'effort
le plus longtemps possible, alors que l'endurance physique, est la capacité
de tout l'organisme ou d'une partie seulement, à résister
à la fatigue.
Le niveau d'endurance
peut être déterminé par la consommation d'oxygène,
de la ventilation et de la fréquence cardiaque.
Le pouls minimal
d'endurance aérobique correspond au niveau d'effort défini
par le 'seuil aérobique'. Le pouls maximal d'endurance correspond
au niveau d'effort le plus intense pouvant être poursuivi sans
fatigue et en équilibre métabolique.
Si on se réfère
à la durée de l'effort, on a l'endurance de courte, moyenne
et de longue durée. En partant des formes principales de sollicitations
motrices on aura l'endurance-force, l'endurance-explosive et l'endurance-vitesse.
En plus de l'endurance
générale et locale on distingue :
- L'endurance de base qui est un type d'endurance sans spécificité.
- L'endurance spécifique qui se limite à la forme spécifique
d'une activité donnée dans l'exercice d'une profession
ou d'un sport.
L'endurance musculaire
locale implique une participation inférieure à 1/7-1/6
de la masse musculaire totale.
Elle est déterminée
non seulement par l'endurance totale mais encore, par la force spécifique,
la capacité anaérobie et par les types de force qu'elle
limite, c'est-à-dire : l'endurance-vitesse, l'endurance-force
et l'endurance-explosive.
Dans l'endurance
de courte durée (ECD), les efforts sont de 45 sec à 2
mn et les besoins énergétiques des muscles sont couverts
par le processus anaérobie principalement.
L'endurance de
moyenne durée (EMD) met à contribution un mélange
énergétique aérobie et anaérobie lors de
charges de travail de 2 à 8 mn.
L'endurance de
longue durée (ELD) recouvre toutes les charges dépassant
8 mn et est soutenue presque exclusivement par une production d'énergie
aérobie.
Extention
Action déterminant l'éloignement de deux insertions anatomiquement
articulées, ouvrant l'angle qu'elles forment. (action inverse
de Flexion)
Fibre
musculaire
Cellule d'aspect filamenteux constitutive du tissu musculaire. Il existe
deux catégories de fibres musculaires :
1- les fibres
musculaires rapides, également appelées fibres blanches
en raison de leur coloration. Elles ont pour caractéristiques
:
- une capacité élevée d'utilisation de l'ATP ;
- une grande vitesse de contraction ;
- une faible endurance au travail.
2 - les fibres
musculaires lentes, ou fibres rouges se caractérisent, à
l'inverse, par :
- une faible capacité d'utilisation de l'ATP ;
- une faible vitesse de contraction :
- une endurance élevée.
Les fibres rouges
ont un pouvoir oxydatif plus grand et utilisent, comme principal mécanisme
de libération d'énergie, la combustion des hydrates de
carbones et des graisses.
Dans les fibres
blanches, la production d'énergie repose essentiellement sur
le processus de glycolyse.
Chaque type de
fibre a son profil métabolique propre :
- le métabolisme anaérobie correspond aux fibres rapides;
- le métabolisme aérobie, aux fibres lentes
Dans l'état
actuel des connaissances, on pense qu'il est possible d'adapter, par
un entraînement approprié, certaines fibres blanches au
travail aérobie mais non l'inverse.
Flexion
Action déterminant le rapprochement de
deux insertions anatomiquement articulées, fermant l'angle qu'elles
forment. (action inverse de Extension)
Fluage
Capacité de toutes structures soumises à une contrainte
à s'allonger en fonction du temps et de conserver cet allongement.
Pour les tissus
vivants lorsque l'étirement est interrompu, il tend à
opérer un retour rétractile qui si la durée est
suffisante corrige tout ou partie du fluage.
Force
Grandeur extérieure pouvant modifier l'équilibre statique
ou dynamique d'un système.
Grandeur vectorielle
définissant en intensité et en direction une sollicitation
mécanique et pouvant produire le déplacement d'un corps.
Force
explosive
Force musculaire appliquée à l'exécution d'efforts
brefs d' intensité maximale
Force
musculaire
Aptitude à vaincre une résistance extérieure ou
à s'y opposer par la contraction des muscles du corps.
La contraction
d’un muscle ou d'un groupe de muscles geste. peut s'effectuer
:
- soit en régime
statique ou isométrique, c'est-à-dire sans privilégiée
modification de la longueur des fibres musculaires
- soit en régime dynamique, c'est-à-dire avec raccourcissement
(régime agoniste) ou allongement (régime antagoniste)
des fibres.
Frottement
Phénomène qui s'oppose au glissement l'un contre l'autre
de deux corps mis en contact
Good-morning (de l'anglais, « bon matin, bonjour »)
Flexion du buste en avant.
Glycogène
Polysaccharide constitué de mollécules
de glucose; principale forme de mise en réserve du glucose, il
est présent essentiellemnt dans le foie.
Isométrie (du grec isos, « égal » et metron, « mesure
»)
Technique de musculation consistant à exercer
un effort musculaire, pendant un temps donné, sur un appareil
ou un objet immobile, fixe et sans que celui-ci ne puisse bouger. En
conséquence, pendant la durée de la contraction des muscles
sollicités, l'angle des segments articulaires concernés
reste invariable.
Jeté (abréviation de épaulé-jeté).
Mouvement olympique d'haltérophilie exécuté
en deux temps :
1. Épaulé : amener en un temps jusqu'aux épaules
(et la stabiliser) une barre d'haltérophilie saisie à
partir du sol.
2. Jeté : de la position précédente élever
(jeter) en un seul temps la barre en s'aidant de la poussée des
cuisses (flexion-extension) pour la maintenir verticalement au-dessus
de la tête.
Levier
Les muscles transmettent leur force par l'intermédiaire
de leviers constitués par les os pivotant autour de leurs articulations
qui en sont les points d'appui (voir Moment).
Moment
Le produit force par bras de levier est appelé
moment de la force.
Phase
négative.
Contraction d'un groupe musculaire visant
à ralentir le déplace-ment d'un segment articulaire avec
ou sans charge additionnelle. Exemple : abaisser lentement un bras.
Phase
positive.
Contraction musculaire entraînant le déplacement d'un segment
articulaire avec ou sans charge additionnelle. Exemple : lever un bras.
Pliométrie
Les exercices de Pliométrie sont basés sur le réflexe
myotatique. Ce réflexe est lancé quand un muscle subit
un étirement rapide. En réponse à cette sollicitation
une impulsion forte est envoyée par l'intermédiaire du
cordon médullaire, faisant contracter les muscles.
En pratique il
s'agit de la réalisation d'un travail musculaire excentrique
suivi d'un travail musculaire concentrique. Il se produit un stockage
d'énergie pendant la phase excentrique qui est en partie restitué
lors du travail concentrique.
Les différents
exercices utilisent principalement le saut.
Pronation (du latin pronare, « pencher en avant »)
1. Rotation de la main et de l'avant-bras exécutée
de dehors en dedans sous l'action des muscles pronateurs.
2. Position de la main quand celle-ci se présente la paume en
dessous et le pouce à l'intérieur.
Raideur
musculaire
Sensation de diminution de l'élasticité d'un muscle qui
va limiter sa capacité à se laisser étendre
Réflexe
à l'étirement
C'est un réflexe de protection. Il répond à l'étirement
rapide qui sollicite le faisceau neuro musculaire.
Relaxation
Propriété rhéologique de toute structure soumise
à une contrainte, de diminuer celle-ci, au bout d'un certain
temps, jusqu'à un niveau seuil.
Résistance
fibro élastique
Résistivité à l'allongement du tissu fibreux. Cette
résistance est involontaire (voir coefficient de rigidité.
Résistance
Au sens strict, la résistance désigne la faculté
plus ou moins grande de s'opposer à une force contraire (Résister
au froid ou... à la tentation !).
En kinésithérapie
ou en sport la résistance est l'aptitude à réaliser
un effort d'intensité élevée pendant une durée
relativement longue, de plusieurs minutes.
La force opposée
est l'action de l'acide lactique qui, dans les premières minutes
de l'effort, rend la contraction musculaire douloureuse. Le travail
de résistance consiste à habituer le muscle à travailler
dans un environnement acide.
La résistance
se cultive en accomplissant des séries longues à un rythme
soutenu. On peut imposer une alternance de travail d'intensité
élevée et de récupération au cours de laquelle
la fréquence cardiaque descend au-dessous de la fréquence
cardiaque maximale aérobique.
C'est le travail
fractionné.
Rétroversion
Position d'un organe basculé vers l'arrière.
Rowing (de l'anglais, « aviron, ramer »).
Tirage d'une barre.
Souplesse
Ensemble des propriétés (frottements, rigidité
tissulaire) des articulations et des structures péri-articulaires
permettant la mobilité des segments corporels les uns par rapport
aux autres.
La souplesse
est plus grande lorsque les frottements sont minimes et la rigidité
tissulaire faible.
La souplesse
s'apprécie objectivement :
- soit en unités d'angle (mesure de l'amplitude articulaire);
- soit en unités linéaires (allongement ou distance entre
repères anatomiques).
On peut ainsi
évaluer une souplesse passive, lorsque les mouvements sont amplifiés
par l'intervention d'un tiers.
Ensemble des
propriétés fonctionnelles des articulations et des muscles
assurant la mobilité des segments corporels les uns par rapport
aux autres.
La souplesse
s'apprécie objectivement :
- soit en unités d'angle (mesure de l'amplitude articulaire);
- soit en unités linéaires (étirement musculaire).
La masse musculaire
peut entraîner une altération de la souplesse, en particulier
si les exercices de musculation n'ont pas été accompagnés
d'une gymnastique compensatoire (exercices d'assouplissement).
Squat (de l'anglais, « s'accroupir », « accroupissement
»).
Flexion-extension des membres inférieurs
avec ou sans charge.
Supination
Rotation de l'avant-bras plaçant la paume
de la main en avant et le pouce à l'extérieur.
Tension
musculaire
Des caractéristiques intéressantes du muscle strié
concernent la tension qu'il peut développer et la vitesse à
laquelle il peut se raccourcir en fonction de différents paramètres
tels que sa longueur au repos ou l'importance de la charge à
déplacer.
Ces caractéristiques
sont évidemment variables d'un type de muscle à l'autre.
Test
de 'COOPER' / VO2Max / VMA
C'est un test de terrain qui consiste à courir sur une piste
d'athlétisme la plus grande distance possible en 12 minutes (D).
Effectuer un
bon échauffement avant. A répéter après
chaque cycle pour évaluer votre progression.
On peut ainsi
tirer la VO2 Max avec le calcul suivant :
VO2Max = 22,351 x D - 11,288
Le VO2Max (Débit
maximale d'oxygène consommé lors d'un effort, les athlètes
de haut niveau allant jusqu'à 90 ml/min) est exprimé en
millilitres par minute et par kilo (ml/min.kg)
Son calcul à partir du test COOPER est approximatif.
Il est également
possible de calculer un autre indice utile pour l'entraînement,
la Vitesse Maximale Aérobie ( VMA ) qui est exprimée en
km/h.
VMA = VO2Max
/ 3, 5
Test
de 'LUC LEGER'
Cette technique s'effectue sur piste afin d'avoir de bons points de
repère :
Disposer des
marques tous les 50 m le long de la piste.
Il faut courir
selon un rythme régulier marqué par des BIPS qui peuvent
être enregistrés sur cassette ou donnés par une
tierce personne. A chaque bip il faut avoir franchi la marque suivante.
Les marques servent à voir si on a franchi ces 50 m.
Mais toutes les
2 minutes, le rythme s'accélère, car les bips se rapprochent.
Toutes les 2 minutes, on passe un nouveau palier.
La formule de
Luc Léger est donc d'accélérer de palier en palier
jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de dépasser la
marque suivante. A ce moment là, on note le palier qui est atteint
et cela donne une indication sur la VO2Max.
Cet exercice
prend environ 15 à 20 minutes.
Test
de 'RUFFIER'
Ce test dit de Ruffier-Dickson se déroule en 3 étapes
:
- Après
être resté allongé environ 5 minutes au calme :
prendre son pouls (P1)
- Réaliser 30 flexions complètes sur les jambes, bras
tendus et pieds bien à plat sur le sol , en 45 secondes . Prendre
son pouls juste après (P2)
- Se rallonger et reprendre son pouls 1 minute après la fin de
l'exercice (P3)
Indice Ruffier
= (P1 + P2 + P3) - 200 / 10
L'indice Ruffier
s'interprète ensuite ainsi :
Proche de 0 :
Excellent
Entre 0 et 3 : Très bon
Entre 3 et 8 : Bon
Entre 8 et 15 : Moyen
Entre 15 et 20 : Médiocre
Tonus
musculaire
Etat de tension permanent des fibres du muscle. Cet état est
variant en fonction de l'état d'éveil et de vigilance
du sujet.
Travail
aérobie
Travail où l'énergie est fournie par des processus organiques
aérobies.
Travail
anaérobie
Travail où l'énergie est fournie par des processus organiques
anaérobies.
Lorsque l'intensité
du travail est telle que l'organisme ne parvient pas à l'équilibre
métabolique entre les besoins énergétiques et le
prélèvement en oxygène, ce travail est dit anaérobie.
Cela n'implique
pas que la capacité de travail aérobie soit dépassée
: il se peut, en particulier, que l'adaptation du sujet à la
tâche demandée, ne soit pas assez rapide. Dans ce cas,
entre le début du travail et l'état stable, il pourra
s'écouler plusieurs minutes et l'intervention initiale de processus
anaérobies devra être compensée par une restitution
ultérieure de l'oxygène prélevé sur les
tissus.
Lorsque l'organisme
effectue un travail anaérobie, il contracte une dette d'oxygène
égale à la quantité d'oxygène nécessaire
à l'élimination totale de l'acide lactique qui s'est formé
pendant le travail.
Travail
Dynamique
Travail musculaire continu produit par l'alternance du raccourcissement
et de l'allongement d'un muscle et accompagné d'une production
de mouvement.
Travail
statique
Travail musculaire effectué sans modification de la longueur
du muscle ni production de mouvement.
Lors du travail
statique, la pression exercée par la contraction permanente des
muscles peut faire obstacle à la circulation sanguine.
Le travail anaérobie
qui en résulte provoque la formation d'acide lactique, d'où
l'apparition d'une forme de fatigue caractéristique du travail
statique.
Viscosité
Propriété d'une structure subissant une contrainte de
s'allonger avec un effet retard.
Visco
élasticité
Matériau à la fois élastique et visqueux.
Les matériaux
visco-élastiques sont ceux qui se rapprochent le plus des caractéristiques
de l'élasticité musculaire.
Vitesse
La vitesse est l'aptitude à réaliser un geste ou à
parcourir une courte distance en un laps de temps aussi bref que possible.
Vitesse
critique
Vitesse de déplacement d'un sujet pour laquelle la demande en
oxygène est égale à sa capacité aérobie.
Le travail s'effectue
alors sur la base de la consommation maximale d'oxygène.
Vitesse
force
Force musculaire de caractère dynamique, intervenant dans les
mouvements d'intensité modérée et à rythme
rapide.
Mode de désignation,
donné à titre d'exemple, d'un entraînement composé
d'exercices axés plus particulièrement sur ces deux qualités.
Il pourrait en
être de même pour tout entraînement combinant deux
à deux 'vitesse', 'force', 'endurance' et 'résistance'
(Ex : endurance-force, résistance-vitesse, etc.).
Vitesse
maximale critique
Vitesse à laquelle un athlète atteint sa fréquence
cardiaque maximale.
Vitesse
sub-critique
Vitesse de déplacement d'un sujet pour laquelle la demande en
oxygène est inférieure à sa capacité aérobie.
Vitesse
supra-critique
Vitesse de déplacement d'un sujet pour laquelle la demande en
oxygène est supérieure à sa capacité aérobie.
VO2
max
La consommation maximale d'oxygène (VO2
max), connue également comme capacité maximale aérobie,
est un mot-clé très employé, notamment dans les
sports d'endurance. Malheureusement, beaucoup d'athlètes ou d'autres
acteurs du monde du sport n'ont qu'une vague idée de ce que ça
représente et de son importance.
Elle est exprimée en litre par minute (absolue) ou adaptée
au poids en ml/min/kg (relative ou spécifique). C'est cette dernière
expression qui est le plus souvent utilisée dans le sport.
Au repos, le muscle consomme environ 10% de l'oxygène total utilisé.
Le corps consomme alors 0,250 à 0,300 l/min. d'oxygène
soit à peu près, 4 ml/min/kg.
Lors d'un effort maximal, la VO2 max peut augmenter jusqu'à 20
fois chez un athlète de haut niveau. Le muscle consomme alors
plus de 90% de l'oxygène.. On admet que la consommation des autres
organes est devenue négligeable et que la VO2 max est déterminée
uniquement par les muscles
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